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La série Netflix sur Lizzie Borden relance le débat sur la représentation des tueuses

La minisérie Netflix « Monster: The Lizzie Borden Story » dramatise les meurtres de 1892 en mettant en scène une Lizzie Borden sexualisée et une romance fictive avec la domestique Bridget Sullivan. Une critique lui reproche son approche gore et sensationnaliste, qui néglige le contexte historique et les débats entourant l’acquittement de Borden. Une analyse plus large souligne que les crimes attribués à des femmes sont régulièrement mythifiés et utilisés pour interroger la violence, la justice, la responsabilité et les représentations de la féminité.

Ce qu’il faut retenir

  1. La série Netflix « Monster: The Lizzie Borden Story » revient sur les meurtres, commis en 1892, d’Andrew et Abby Borden, pour lesquels Lizzie Borden a été acquittée en 1893.
    Sources : The Guardian — International
  2. La fiction met en scène une romance queer fictive entre Lizzie Borden et la domestique Bridget Sullivan.
    Sources : The Guardian — International
  3. La série adopte une approche très graphique et sexualisée, faisant notamment une place importante aux menstruations, à la violence et à des éléments érotiques.
    Sources : The Guardian — International
  4. La critique de la série estime qu’elle exploite ces éléments de manière sensationnaliste et qu’elle n’éclaire pas suffisamment la personnalité de Borden, son époque ni les préjugés susceptibles d’avoir contribué à son acquittement.
    Sources : The Guardian — International
  5. L’affaire Borden s’inscrit dans une longue histoire de mythification des femmes accusées ou condamnées pour des crimes violents, souvent associées à des débats plus larges sur la justice, la responsabilité et la condition féminine.
    Sources : The Guardian — International
  6. L’analyse historique souligne que la rareté statistique des homicides commis par des femmes contribue à leur surmédiatisation et à leur inscription dans des figures récurrentes comme la femme fatale, la victime passive ou le monstre.
    Sources : The Guardian — International
  7. La culpabilité réelle de Lizzie Borden demeure incertaine dans le récit historique présenté, malgré l’acquittement prononcé par le jury.
    Sources : The Guardian — International

Sources

  • The Guardian — InternationalMonster: The Lizzie Borden Story review – it’s like Ryan Murphy’s new series was written by adolescent boys Ouvrir l'article ↗
  • The Guardian — InternationalFrom Lizzie Borden to Myra Hindley, why are we still so fascinated with female killers? | Rebecca Rideal Ouvrir l'article ↗