Polémiques sur une publicité sportive et recul critique sur les réseaux sociaux
Une publicité de la plateforme de paris sportifs Novig, montrant l’actrice Sydney Sweeney très dénudée avec des accessoires sportifs, suscite les critiques de sportives françaises, qui y voient une nouvelle forme d’hypersexualisation des athlètes. Une chronique britannique nuance toutefois cette réaction en défendant l’idée que l’esthétique et l’attrait physique font aussi partie du spectacle sportif, tout en jugeant la publicité volontairement provocatrice et régressive. Dans un autre registre, Caitlin Moran revient sur l’évolution de Twitter, d’un espace de mobilisation et de sociabilité à un environnement marqué par le harcèlement, la polarisation et la radicalisation algorithmique, et préconise de réduire fortement son usage au profit d’actions locales.
Ce qu’il faut retenir
- Une publicité de Novig mettant en scène Sydney Sweeney très dénudée avec des accessoires sportifs provoque l’indignation de sportives françaises, qui dénoncent la réduction des athlètes féminines à leur corps.
- Des sportives et une équipe féminine de rugby répondent à la publicité en mettant en avant la force, l’effort et la réalité corporelle de la pratique sportive.
- La chronique britannique présente la publicité comme une provocation ayant déclenché une importante vague de vidéos et de réactions en ligne autour de l’image des femmes dans le sport.
- La chronique défend une distinction entre sexualisation des sportives et admiration de leurs capacités physiques, estimant que l’esthétique corporelle participe aussi à l’attrait du sport.
- Caitlin Moran décrit l’évolution de Twitter, qu’elle admirait en 2012 comme un outil de sociabilité et de mobilisation, vers un espace associé au harcèlement, aux campagnes de mise au pilori, à la radicalisation et à la fragmentation des publics.
Sources : The Guardian — International
- La chronique sur les réseaux sociaux recommande de limiter fortement le temps passé en ligne et de privilégier des activités concrètes, locales et collectives.
Sources : The Guardian — International
Désaccords et incertitudes
Les articles divergent sur la manière d’interpréter la place de l’apparence physique et de la sensualité dans la représentation du sport féminin.
- Des sportives françaises estiment que la publicité ramène une nouvelle fois les femmes à leur corps et qu’il existe d’autres moyens de parler du sport féminin que de montrer un corps nu.
- La chronique britannique juge nécessaire de reconnaître que les corps et leur attrait peuvent faire partie du spectacle sportif, même si elle considère cette publicité comme une provocation régressive et malvenue.
À explorer
Controverse autour de la publicité de Novig
Des sportives françaises dénoncent l’hypersexualisation d’une publicité avec Sydney Sweeney, tandis qu’une chronique britannique discute les limites entre représentation du corps, sensualité et objectification dans le sport.
Sources : Franceinfo — Société · The Guardian — UK
- Franceinfo — Société — "Il y a d'autres moyens de parler de sport féminin que de montrer un corps nu" : des sportives françaises dénoncent à leur tour une publicité avec Sydney Sweeney
- The Guardian — UK — Sydney Sweeney’s cartoonish provocation has sparked a culture war but let’s just admit sport can be sexy | Emma John
Évolution critique de Twitter et des réseaux sociaux
Une chronique revient sur le passage d’un enthousiasme initial pour Twitter comme outil de mobilisation à une critique des effets du harcèlement, de la polarisation et de la radicalisation algorithmique.
Sources : The Guardian — International
Sources
- Franceinfo — Société"Il y a d'autres moyens de parler de sport féminin que de montrer un corps nu" : des sportives françaises dénoncent à leur tour une publicité avec Sydney Sweeney Ouvrir l'article ↗
- The Guardian — UKSydney Sweeney’s cartoonish provocation has sparked a culture war but let’s just admit sport can be sexy | Emma John Ouvrir l'article ↗
- The Guardian — InternationalCaitlin Moran: social media went from utopia to hellhole in a decade – if you want to feel hopeful again, get offline Ouvrir l'article ↗