L’investissement du private equity suscite des craintes pour les restaurants new-yorkais
L’entrée du fonds TSG Consumer au capital de Los Tacos No 1 relance à New York le débat sur la présence croissante du private equity dans la restauration. Des clients et des créateurs de contenu redoutent que la recherche de rentabilité entraîne une baisse de la qualité, une standardisation des enseignes et la disparition progressive des établissements indépendants. Les professionnels du secteur soulignent toutefois le coût élevé de l’exploitation d’un restaurant et présentent ces financements comme un moyen de se développer. Le phénomène dépasse New York : les fonds ont investi massivement dans les bars et restaurants américains, mais une forte proportion des établissements du secteur ayant fait faillite en 2024 était également soutenue par du private equity.
Ce qu’il faut retenir
- Los Tacos No 1, qui compte neuf établissements, a reçu un montant non divulgué de la société de private equity TSG Consumer afin de soutenir sa croissance.
Sources : The Guardian — Business
- L’investissement a suscité des réactions négatives sur les réseaux sociaux, certains clients craignant une dégradation de la qualité, une réduction des portions ou une standardisation de l’enseigne.
Sources : The Guardian — Business
- Des critiques associent le private equity à la transformation de la scène gastronomique new-yorkaise, notamment à la multiplication d’enseignes perçues comme standardisées et dépourvues d’ancrage local.
Sources : The Guardian — Business
- Selon des journalistes et acteurs du secteur cités dans l’article, les fonds cherchent prioritairement à accroître les profits, ce qui peut passer par des réductions d’effectifs, de dépenses de formation ou d’investissement.
Sources : The Guardian — Business
- Les restaurateurs expliquent aussi que les loyers, les assurances, le coût du travail et celui des ingrédients rendent difficile l’ouverture ou le maintien d’un établissement sans capitaux extérieurs.
Sources : The Guardian — Business
- L’American Investment Council défend le private equity comme une source de capitaux et d’expertise permettant aux petites entreprises de se développer, d’embaucher et de concurrencer de plus grandes sociétés.
Sources : The Guardian — Business
- D’après les chiffres cités par l’article, les fonds de private equity ont investi 94,5 milliards de dollars dans les bars et restaurants entre 2014 et 2024, tandis que près de la moitié des bars et restaurants ayant déposé le bilan en 2024 étaient soutenus par ces fonds.
Sources : The Guardian — Business
- Le débat s’étend à de grandes chaînes américaines comme Jersey Mike’s, Dunkin’, Subway, Arby’s, Baskin-Robbins et Buffalo Wild Wings, dont certaines ont été rachetées ou financées par des fonds.
Sources : The Guardian — Business
- La journaliste Megan Greenwell estime qu’il n’existe pas encore de mouvement de rejet durable et significatif du private equity dans la restauration, malgré la circulation de critiques sur les réseaux sociaux.
Sources : The Guardian — Business
Désaccords et incertitudes
Les sources et personnes citées divergent sur l’effet principal du private equity dans la restauration : menace pour la qualité et l’identité des établissements ou levier de croissance pour les petites entreprises.
- Des critiques de la restauration et des clients estiment que la recherche de rentabilité pousse à réduire les coûts, ce qui risque d’altérer les produits, le service et le caractère local des restaurants.
Sources : The Guardian — Business
- L’American Investment Council affirme que le private equity apporte aux petites entreprises des capitaux et une expertise de long terme favorisant leur croissance, leurs embauches et leur capacité à rivaliser avec de grandes entreprises.
Sources : The Guardian — Business
Sources
- The Guardian — Business‘Don’t spend $20 on an acai bowl’: gen Z are shunning private equity’s restaurant takeover Ouvrir l'article ↗