Le Royaume-Uni finance des biotechnologies pour aider des espèces à s’adapter au changement climatique
L’agence publique britannique Aria consacre 54 millions de livres à un programme de recherche sur 14 projets visant à renforcer la capacité d’espèces menacées à résister au changement climatique, aux maladies et aux pesticides. Les travaux portent notamment sur des vaccins pour les frênes, des traitements microbiens pour les amphibiens et l’édition génétique de papillons. Aucun dispositif ne sera libéré dans la nature pendant le programme, mais l’initiative suscite des réserves sur ses effets écologiques imprévisibles, son efficacité réelle et les risques liés aux interventions génétiques.
Ce qu’il faut retenir
- L’agence publique britannique Advanced Research and Invention Agency (Aria) finance un programme de 54 millions de livres consacré à l’adaptation accélérée d’espèces sauvages face au changement climatique et aux maladies.
Sources : The Guardian — Science
- Quatorze équipes recevront une première enveloppe de 30 millions de livres sur deux ans pour développer des outils destinés notamment aux frênes, aux chênes, aux amphibiens, aux pollinisateurs et au papillon machaon.
Sources : The Guardian — Science
- Les projets recourent à des approches telles que l’édition génétique CRISPR, la modification de bactéries vivant sur la peau des amphibiens et l’injection de molécules d’ARN dans les arbres.
Sources : The Guardian — Science
- L’un des projets cherche à rendre le papillon machaon plus résistant aux insecticides, tandis qu’un autre vise à accélérer la reproduction des chênes afin de favoriser leur adaptation à la sécheresse et aux agents pathogènes.
Sources : The Guardian — Science
- Les solutions ne seront pas déployées dans la nature pendant le programme, qui doit durer jusqu’en 2030, et les expériences seront conduites dans des laboratoires sécurisés.
Sources : The Guardian — Science
- L’initiative s’inscrit dans un débat sur l’usage de la biotechnologie et de la biologie synthétique pour la conservation, certains acteurs redoutant des altérations irréversibles et imprévisibles des écosystèmes.
Sources : The Guardian — Science
- Des défenseurs du programme y voient des outils potentiellement utiles contre des menaces comme les maladies fongiques, tandis que Chris Thomas estime que leur impact sera probablement modeste, difficile à mesurer et insuffisant à lui seul pour enrayer l’érosion de la biodiversité.
Sources : The Guardian — Science
- Aria fait aussi l’objet de critiques plus générales concernant le financement de techniques controversées et d’éventuels conflits d’intérêts dans sa gouvernance.
Sources : The Guardian — Science
Désaccords et incertitudes
Les sources citées dans l’article divergent sur la portée probable des interventions biotechnologiques pour la conservation.
- Chris Thomas considère que certaines approches pourraient fournir des outils précieux face aux sécheresses, aux agents pathogènes et à d’autres menaces pesant sur les espèces.
Sources : The Guardian — Science
- Chris Thomas juge néanmoins que l’impact sera probablement modeste et estime qu’il serait naïf de leur attribuer un rôle important dans l’arrêt de la perte de biodiversité, notamment en raison d’effets possibles sur les espèces non ciblées.
Sources : The Guardian — Science
Sources
- The Guardian — ScienceTree vaccines and gene-edited butterflies among biotechnology projects funded by UK ‘invention agency’ Ouvrir l'article ↗