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La bromhidrose, une affection méconnue aux lourdes conséquences sociales et psychologiques

La bromhidrose, caractérisée par une odeur corporelle chronique et anormalement forte, reste difficile à diagnostiquer et à traiter. L’article décrit ses liens possibles avec un déséquilibre bactérien, la transpiration excessive, certains changements hormonaux ou d’autres problèmes de santé. Pour les personnes concernées, la stigmatisation, les réactions hostiles et l’anxiété peuvent conduire à l’isolement, modifier les choix professionnels et dégrader fortement la qualité de vie. Des mesures d’hygiène, des traitements contre la transpiration et certaines technologies peuvent aider, mais leur efficacité demeure variable. Les spécialistes cités appellent à mieux prendre en compte cette affection et à éviter de réduire le problème à un manque d’hygiène.

Ce qu’il faut retenir

  1. La bromhidrose correspond à une odeur corporelle chronique et anormalement forte, généralement liée à l’action de bactéries cutanées sur les sécrétions des glandes apocrines, plutôt qu’à un simple manque d’hygiène.
    Sources : The Guardian — International
  2. La condition peut apparaître ou s’aggraver lors de changements hormonaux, d’une modification du microbiome, de certaines maladies métaboliques ou de la prise de médicaments ; dans le cas de Hayat, elle est apparue avec une hyperhidrose pendant la ménopause.
    Sources : The Guardian — International
  3. La bromhidrose est difficile à quantifier et demeure peu prise en charge, notamment parce qu’il n’existe pas de seuil diagnostique établi et que les personnes concernées parlent rarement de leur problème.
    Sources : The Guardian — International
  4. Les conséquences peuvent être importantes : honte, anxiété, évitement des transports et des lieux publics, isolement, renoncement à certaines carrières et dégradation de la qualité de vie.
    Sources : The Guardian — International
  5. Les solutions évoquées vont de l’utilisation de savons antibactériens et de changements vestimentaires à l’épilation, au Botox et à des dispositifs détruisant certaines glandes sudoripares ; leur efficacité varie et ne permet pas toujours de résoudre le problème.
    Sources : The Guardian — International
  6. Les spécialistes cités estiment que le stress et la peur du jugement peuvent entretenir un cercle vicieux entre transpiration, odeur et anxiété.
    Sources : The Guardian — International
  7. L’article rapporte que des changements d’odeur corporelle peuvent parfois être associés à des maladies sous-jacentes, ce qui justifie une attention médicale au-delà de la seule question cosmétique.
    Sources : The Guardian — International
  8. Les professionnels et les personnes interrogées appellent à davantage de compassion, en soulignant que l’odeur corporelle peut avoir une origine médicale et ne traduit pas nécessairement une mauvaise hygiène.
    Sources : The Guardian — International

Sources

  • The Guardian — InternationalThe agony of life with chronic body odour: ‘I swear I’ve tried every deodorant’ Ouvrir l'article ↗