Un rapport britannique conclut à une hausse de la détresse psychique des jeunes
Le professeur Peter Fonagy, chargé d’un examen indépendant sur la santé mentale, le TDAH et l’autisme, affirme que la détresse psychique des enfants et des jeunes a réellement augmenté depuis les années 1990. Il met en cause l’incertitude économique et professionnelle, les réseaux sociaux et les effets de la pandémie, tout en reconnaissant que la sensibilisation accrue peut aussi favoriser davantage de demandes de soins. L’examen doit alimenter les politiques publiques, alors que les services de santé mentale en Angleterre sont sous pression et que de nombreux jeunes restent longtemps sur liste d’attente.
Ce qu’il faut retenir
- Peter Fonagy affirme que les problèmes de santé mentale chez les enfants et les jeunes ont réellement augmenté depuis les années 1990.
- L’examen devrait conclure qu’environ un jeune de 16 à 24 ans sur quatre rencontre actuellement des difficultés de santé mentale.
- L’anxiété, la dépression, l’automutilation et les troubles alimentaires figurent parmi les difficultés les plus fréquentes rapportées chez les jeunes.
- Fonagy associe la situation à l’incertitude économique et professionnelle, aux réseaux sociaux et aux perturbations liées à la pandémie.
- Le nombre d’enfants et de jeunes en contact avec les services de santé mentale en Angleterre a augmenté de 50 % en cinq ans, selon les chiffres du NHS cités par l’article.
- Fonagy estime que les services de santé mentale ne répondent pas correctement aux besoins et indique qu’une personne sur trois orientée vers ces services attend encore une aide après un an.
- L’examen doit contribuer à l’élaboration de politiques concernant notamment les services du NHS, les prestations sociales et l’accompagnement des jeunes sans emploi, études ou formation.
- Fonagy estime que la réponse doit également concerner l’éducation, l’emploi, le logement, les familles et les services destinés aux jeunes.
Désaccords et incertitudes
L’augmentation observée des difficultés de santé mentale reflète-t-elle une hausse réelle de la détresse ou principalement une meilleure détection et une médicalisation accrue ?
- Peter Fonagy soutient que la hausse des problèmes de santé mentale est réelle, même s’il reconnaît que la sensibilisation et la diminution de la stigmatisation entraînent davantage de recours aux soins.
- Des sceptiques estiment que les données, parfois fondées sur des déclarations individuelles, peuvent refléter une meilleure prise de parole et que certaines difficultés temporaires sont excessivement médicalisées.
Sources
- BBC NewsYoung people aren't snowflakes - mental distress is rising, says head of official review Ouvrir l'article ↗